Les supporters nîmois racontent leur déplacement infernal à Marseille

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Ils étaient venus voir un match de foot au Vélodrome, ils n’auront même pas pu suivre leur équipe préférée à la télé. Plusieurs groupes de supporters nîmois, des ultras aux familles, ont été bloqués par la police sur la route de Marseille, samedi après-midi. Depuis, ils déplorent tous le comportement des forces de l’ordre et les violences en présence d’enfants apeurés. Au lendemain des évènements, Embarek (19 ans), Théo (18 ans) et Lucas*, préférant rester anonyme, livrent leur récit d’une journée infernale. Racontez-nous ce qui s’est passé sur l’aire de Lançon de Provence samedi après-midi sur la route du match entre Marseille et Nîmes ? Théo : Déjà de base, on s’est fait arrêter quelques kilomètres avant sans trop savoir pourquoi, les policiers prenaient des photos ou je ne sais quoi. Puis, on a été parqués sur l’aire de Lançon pendant plus de 2h30. On n’avait pas le droit de pisser, pas le droit d’aller manger un bout. On crevait de chaud là-dedans, on ne savait pas si on allait partir ou faire demi-tour, c’était le flou total. Embarek : On est restés bloqués dans les bus, à être traités comme des animaux. Dans l’arrêté, on nous dit qu’il n’y a pas assez de forces de l’ordre pour encadrer le match, mais quand on voit l’accueil qu’on a eu sur l’aire… À un moment, on a eu le droit d’aller deux par deux aux toilettes – enfin dans la nature, car on n’avait pas le droit d’aller dans celles de l’aire -, mais sinon on ne pouvait même pas se dégourdir les jambes. On a dû rester plus de deux heures, pendant que ça négociait entre les leaders des groupes et le préfet. Ça fait clairement monter la pression, mais il n’y a eu aucun signe de violence ou de mécontentement. Des personnes auraient pu péter un câble, mais tout le monde est resté calme. On se disait que c’était en faisant profil bas qu’on avait une chance de repartir. Lucas : Les Nîmois n’ont posé aucun problème à Lançon. Les policiers présents pourront le confirmer, l’ambiance était même cordiale, tout le monde discutait normalement, même avec les forces de l’ordre. Sauf que personne ne nous a indiqué quel sort allait nous être réservé. Et à 20h45, après trois heures d’attente, on a compris que l’on ne verrait jamais le match. L’arrêté préfectoral publié par la préfecture des Bouches-du-Rhône avait limité le déplacement des supporters nîmois à Marseille à 200 individus. Vous êtes arrivés à huit bus et près de 450 personnes sur l’aire de Lançon. N’était-ce pas un peu risqué ?Lucas : Bien sûr, tout le monde était conscient qu’il y avait un risque. Embarek : On savait très bien qu’il y avait des chances qu’on n’aille pas au bout, mais les groupes de supporters ont voulu tenter le coup pour faire bouger les choses, ne pas leur donner raison. « On savait très bien qu’il y avait des chances qu’on n’aille pas au bout, mais les groupes de supporters ont voulu tenter le coup pour faire bouger les choses, ne pas leur donner raison. » Embarek, supporter nîmoisOn avait déjà été interdits la saison dernière, nous on voulait voir le Vélodrome, y soutenir notre club, surtout que c’est peut-être notre dernière saison en Ligue 1 s’il n’y a pas de maintien. Puis, il faut aussi dire qu’on avait aussi de l’espoir après l’épisode de Nice l’année dernière. Théo : Oui, l’an dernier on avait été limités à 150 pour le déplacement à Nice. Et on était le double ou le triple, c’était finalement passé après des négociations sur place. Dans quelle mesure existe-t-il une rivalité entre supporters nîmois et marseillais ? Théo : Ils étaient venus à 900 en parcage la saison dernière… Il y a une rivalité régionale, c’est vrai, mais il n’y a jamais eu de très grosses ten

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