Ode à Gaëtan Charbonnier

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« Il ne supporte pas la pression. » « Il a tout le temps besoin de se sentir aimé. » « Pour flamber en Ligue 2, il y a du monde, mais quand il s’agit de marquer en Ligue 1… » Toutes ces critiques, Gaëtan Charbonnier les a entendues un paquet de fois. Et ? L’attaquant de Brest s’en tamponne, lui qui demande simplement qu’on le juge en fonction de ce qu’il est vraiment : un esthète attiré par la recherche du beau et un philanthrope qui joue d’abord pour ses coéquipiers, loin de l’étiquette de finisseur dégueulasse qu’on aimerait bien lui coller. Et ce n’est pas son doublé contre Toulouse (5-2) samedi, agrémenté d’un nouveau geste de classe, qui va bousculer ses petites habitudes.
Par Douglas de Graaf
lundi 13 janvier

Ode à Gaëtan Charbonnier

Outre le fait d’être un agréable footballeur des temps modernes, Gaëtan Charbonnier aurait pu être un philosophe de premier plan. Sa thèse sur le concept d’identité, qu’il alimente tous les week-ends au gré de ses réflexions sur les pelouses, aurait de quoi dépoussiérer une foule d’ouvrages consacrés au sujet. Le gars de Saint-Mandé (94) semble, en effet, prendre un malin plaisir à faire l’exact opposé des caractéristiques qu’on aimerait lui attribuer en le regardant. Il est avant-centre ? Son obsession n’est pas de dégommer les filets adverses, mais plutôt de faire (bien) jouer ses partenaires. Il regarde les défenseurs centraux droit dans les yeux du haut de son mètre 88 et de sa carcasse encomb

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